SYNDROME D'ALCOOLISATION FOETALE (SAF)

Le Syndrome d'alcoolisation foetal (SAF)

Le Syndrome d'alcoolisation foetal (SAF), parfois désigné par le terme embryofoetopathie alcoolique, est une intoxication alcoolique de l'embryon ou du foetus dû à la consommation d'alcool de la mère pendant la grossesse et qui perturbe le développement des organes. Selon les organes affectés, il peut se manifester par des malformations, des déficiences intellectuelles, ou d'autres troubles congénitaux. Il entraîne souvent des troubles du comportement et une modification des traits du visage.

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(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d'alcoolisation_f%C5%93tale )

 

Le Syndrome d'alcoolisation foetale (SAF) est une condition médicale affectant un nouveau-né parce que sa mère a consommé de l'alcool durant la grossesse. Ce bébé présente alors des défauts physiques et mentaux permanents plus ou moins sévères. Il s'agit de dommages irréversibles causés au cerveau de l'enfant par l'alcool. Ce Syndrome n'a pas de frontière géographique ou raciale ; il peut affecter autant des enfants nés ici qu'à l'autre bout du monde. Il se traduit par de mauvais fonctionnements du système nerveux central, des croissances prénatale et postnatale retardées et certaines caractéristiques faciales particulières. Le SAF est parfois appelé une << déficience invisible >> parce que ses effets sont subtiles et difficiles à diagnostiquer, surtout dans les cas légers. Les jeunes enfants affectés du SAF sont souvent affectueux, tendres et considérés très sympathiques  et ces qualités peuvent masquer leur déficience. Le SAF peut être  plus ou moins sévère. Tous les cas sont possibles, allant d'une déficience lourde à des troubles de comportement ou d'apprentissage légers (quotient intellectuel 15 à 115 avec une moyenne de 67, soit une déficience légère). Dans les cas légers, le diagnostic en bas âge est plus difficile. Ainsi, en adoption, les parents ne connaissent généralement pas les conditions de la grossesse. Conséquemment, le SAF peut demeurer non diagnostiqué durant des années ; des années où l'enfant ne reçoit pas les soins qui amélioreraient son développement à long terme. Pour ces raisons, le SAF est une problème de santé très inquiétant pour les adoptants, autant à l'international qu'en adoption interne. Il vaut mieux le connaître avant l'adoption et consulter dès que vous jugez nécessaire.

Le diagnostic du SAF est complexe et il doit être fait par des médecins adéquatement formés. À ce sujet, lisez les descriptions sommaires des cinq diagnostiques proposés par le << U.S. Institute of Medecine >>. Les enfants affectés par le SAF peuvent être faussement diagnostiqués comme des hyperactifs, ou comme des enfants ayant des troubles d'apprentissage non causés par des déficiences physiques. Cela retarde d'autant leur développement que les soins qu'on leur apporte peuvent être inappropriés.

(Source : www.quebecadoption.net/adoption/sante/saf1.html )

Le Syndrome d'alcoolisme foetal (SAF) englobe une série d'anomalies associées à la consommation d'alcool pendant la grossesse. Pour établir, chez un enfant, un diagnostic de SAF, il faut retrouver les trois (3) critères suivants :

1) Retard de croissance prénatal et /ou postnatal ;

2) Atteinte du système nerveux central, par exemple, anomalies neurologiques, malformations cérébrales, retards de développement, autres déficit intellectuels, troubles de comportement et d'apprentissage ;

3) Traits faciaux caractéristiques : paupière racourcie, lèvre supérieure amincie, aplatissement de la région maxillaire et sillon mal dessiné entre la lèvre supérieure et le nez (ne pas confondre ces traits avec ceux retrouvés chex divers groupes raciaux).

EFFETS DE L'ALCOOL SUR LE FOETUS

L'alcool, en agissant sur la formation et la croissance de l'organisme et du cerveau du foetus, peut provoquer des malformations congénitales. L'alcool est dommageable pour le foetus à n'importe quel stade de la grossesse et non seulement au cour du premier trimestre.

Pourquoi ?

Parce que l'alcool qui est consommé par la femme enceinte traverse rapidement la barrière placentaire et se retrouve dans le sang du foetus dans une proportion équivalente à celle observée chez la mère. Or, le cerveau et le système nerveux central du foetus sont très sensibles à l'alcool. Plus la consommation durant la grossesse est importante et continue, plus les risques de SAF sont élevés. Ainsi, des études sur le comportement neurologique révèlent que la consommation de quatre (4) à huit (8) verres par jour est associé au SAF alors que celle de deux (2) à trois (3) verres par jour est liée aus EAF (voir ci-dessous). Les chercheurs s'entendent pour dire que la consommation de sept (7) verres d'alcool par semaine a des effets sur le comportement neurologique du foetus; certains effets apparaissent cependant à des doses beaucoup plus petites. Voilà pourquoi, les chercheurs sont incertains quant au niveau minimal de consommation d'alcool qui puisse avoir une incidence significative sur le foetus. On associe aussi le phénomène SAF à la consommation intermittente ou à des épisodes d'intoxication.

Malgré tout, il n'existe aucune information définitive sur la quantité d'alcool pouvant être consommée sans risque par la femme enceinte au cours de la grossesse.

Par conséquent, par mesure de prodence, les femmes qui sont enceintes ou qui pourraient le devenir devraient choisir de s'abstenir de boire.

LA DÉSIGNATION EAF

En introduisant la désignation EAF (effets de l'alcoolisme foetal ou effets possibles de l'alcool sur le foetus), les chercheurs ont voulu introduire une nuance à l'effet que, dans certaines circonstances, le lien entre l'alcool et l'anomalie constatée n'est pas établie avec certitude, l'alcool étant alors considéré comme l'une des causes possibles des malformations congénitales chez l'enfant. On dit de l'enfant qu'il souffre des EAF lorsque la malformation congénitales est jugée moins grave que le SAF. Cette expression sert à décrire les enfants :

- exposés à l'alcool avant la naissance

- qui présentent deux (2) des trois (3) caractérisques officiellement reconnus pour le SAF i.e. un retard ou un ralentissement de la croissance, des malformations congénitales simples ou des troubles d'apprentissage et de comportement.

Notons que, dans certains cas, ces caractéristiques ne seront apparentes que plusieurs mois ou années plus tard. Dans les deux (2) cas (SAF / EAF), les dommages sont permanents.

CONSÉQUENCES DU SAF/EAF

Parmi les incapacités primaires du nourrisson atteint du SAF/EAF, mentionnons l'irritabilité, un comportement agité, des tremblements, un faible réflexe de succion, des problèmes de sommeil et d'alimentation, un retard dans la croissance, un mauvais contrôle moteur et un risque de tolérence à l'alcool.

Durant la période préscolaire, l'enfant atteint du SAF/EAF a souvent des problèmes d'hyperactivité, d'attention, de perception, de langage et une mauvaise coordination motrice.

Quand il atteint l'âge scolaire, les incapacités primaires de l'enfant atteint du SAF/EAF sont : l'hyperactivité, déficience de l'attention, difficultés d'apprentissage, notamment en calcul et le langage, un déficit intellectuel et un mauvais contrôle des impulsions. Le SAF est considéré comme la principale cause d'arriération mentale en Amérique du Nord. Ces enfants ont un quotient intellectuel qui varie entre 65 et 70. Les scores inférieurs à 70 indiquent l'arriération mentale.

À l'adolescence et à l'âge adulte, les incapacités primaires sont : troubles de la mémoire, problèmes de jugement et de raisonnement abstrait et un mauvais comportement adaptatif.

Parmi les incapacités secondaires les plus fréquemment observées chez les adolescents et les adultes atteints du SAF/EAF, on note que ces personnes sont souvent les victimes d'autrui ; ils ont de la difficulté à se faire un budget, à focaliser leur intérêt, à tirer leçon de leur expérience, à comprendre les conséquences de leur geste ; ils ont aussi une faible tolérence à la frustration, un comportement sexuel inapproprié, des problèmes de toxicomanie, des troubles memtaux et des démêlés avec la justice.

FACTEURS DE RISQUE ET DE PROTECTION

Outre la consommation d'alcool de la mère, plusieurs facteurs de risque accroissent les incapacités secondaires des gens atteints du SAF. Ainsi en est-il du fait de souffrir des EAF plutôt que d'être atteints du SAF, d'obtenir des scores élevés sur l'ECAF (échelle de comportement lié à l'alcool foetal) plutôt que des scores faibles, d'avoir un quotient intellectuel supérieur à 70. En effet, être atteint du Syndrome le plus évident (SAF) et avoir un quotient intellectuel inférieur augmente la probabilité de dépistage et d'intervention précoce, ce qui contribue ainsi à réduire les incapacités secondaires.

C'est souvent le milieu de vie qui va déterminer si un enfant atteint du SAF/EAF développera des incapacités secondaires. Ainsi la perte d'un parent en bas âge, un bouleversement familial, être victime de violence, d'abus sexuel ou de négligence, vivre dans une famille dysfonctionnelle accroissent les risques d'incapacités secondaires. Alors que vivre dans un milieu familial stable et sans violence, combler les retards de développement par des soins appropriés, avoir été diagnostiqué avant l'âge de six (6) ans sont des facteurs de protection pour diminuer les dits incapacités.

INCIDENCE ET PRÉVALENCE SAF/EAF

Exposer le foetus aux effets de l'alcool peut entraîner le SAF/EAF, ce qui constitue la cause évitable la plus connue de la malfomations congénitales chez les enfants. Au Canada, un enfant est atteint du syndrome à chaque jour, dans les pays industrialisés, le taux varie 1 à 3 sur 1 000 naissances et à l'échelle mondiale, le taux est de 1,9 cas sur 1 000. Il semble que ces taux soient supérieurs dans certaines communautés autochtones.

Le risque de récidive chez les femmes ayant eu un enfant atteint du SAF est très  élevé, avec une incidence de 771 sur 1 000. Ainsi, en Saskatchewan (1996) suite à l'étude des cas depuis le 1er janvier 1993, 86% des 207 cas de SAF étaient issus des communautés autochtones. Il est même probable que ces statistiques soient sous-évaluées, des chercheurs estmant que les EAF avaient une incidence trois à quatre fois supérieur à celle du SAF.

D'autres auteurs font ausssi un lien entre le SAF/EAF et les troubles de comportement, la délinquance ou le trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité. En effet, plusieurs des indicateurs prévisionnels chez les incividus ateints de SAF/EAF et ceux qui deviennent délinquants sont les mêmes: impulsivité, déficience intellectuelle, rendement scolaire insatisfaisant, comportement antisocial, trouble déficitaire de l'attention, l'hyperactivité et mauvaise éducation.

On évalue à 1.4 million de dollars par personne le coût que représentent les soins de santé, de services sociaux et d'éducation pour les personnes atteintes du SAF. À cela s'ajoute des coûts indéterminés pour les collectivités, les familles et la société canadienne.

PRÉVENTION

Faire de la prévention est la première mesure à adopter pour lutter contre les efets de l'alcool durant la grossesse.

Pour éviter l'apparition d'un éventuel problème de SAF, il faut informer la population, et en priorité les jeunes, des dangers de consommer de l'alcool pendant la grossesse. Il est également important de mettre en place des programmes de dépistage, d'intervention précoce ou des services pour les femmes enceintes ou en âge de procréer afin de favoriser le dépistage des sujets à risque de mettre au monde un enfant atteint du SAF. Mettre en place un service de diagnostic et des programmes conçus pour atténuer les effets cognitifs, comportementaux et sociaux des enfants atteints du SAF, pour ceux qui en prennent soin ou pour les parents dont l'un des enfants est atteint du Syndrome et qui prévoient avoir d'autres enfants, évitera enfin la récurrence du problème.

La grande majorité des femmes enceintes est réceptive au message de non-consommation d'alcool durant la grossesse. Voilà pourquoi le professionnel de la santé derait y voir une excellente occasion de promouvoir un changement de comportement. D'autant plus que détecter précocement la consommation d'Alcool chez la femme enceinte et lui donner des conseils judicieux sont les pierres angulaires du traitement. C'est un rôle clé dans la réduction des risques liés au SAF/EAF. Parmi les méthodes de dépistage actuellement en usage, mentionnons les test CAGE et AUDIT. Celles-ci prévoient l'emploi d'un questionnaire conçu pour dépister les buveurs et buveuses à risque.

(Source : www.etape.qc.ca/drogues/foetal.htm#DESCRIPTION )

 

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